Corinne Morel, conseillère en gestion de patrimoine
06 12 03 44 52 Recevoir mon étudeAvant de signer quoi que ce soit, il y a trois choses à vérifier : votre plafond déductible, les frais d'entrée et ce que devient l'argent si vous en avez besoin avant la retraite. Je commence par là avec vous.
Un point clair, par écrit
Vous recevez un document de synthèse, pas un catalogue de contrats.
Un PER n'est pas un livret. L'argent que vous versez est bloqué jusqu'à la retraite, sauf trois cas prévus par la loi : l'achat de votre résidence principale, un accident de la vie et la fin de vos droits au chômage.
C'est ce que je vérifie en premier avec vous, avant même de parler de déduction fiscale : est-ce que cet argent peut rester dormir jusqu'à vos 64 ans ?
Sorti hors de ces trois cas, le capital est imposé comme un revenu, et la part qui vient des versements est aussi soumise aux prélèvements sociaux. Ce n'est pas une perte, c'est un coût qu'il faut connaître.
Dans la pratique, une ouverture se joue en trois temps. Aucun ne demande de compétence particulière — c'est l'ordre qui compte.
Deux lignes suffisent à comparer deux contrats : ce qui est prélevé sur chaque versement, et ce qui est prélevé chaque année sur l'encours.
| Poste | Ce qu'il faut regarder |
|---|---|
| Frais d'entrée | Prélevés à chaque dépôt. L'écart entre 0 % et 3 % porte sur toute la durée, pas une seule fois. |
| Frais de gestion | Annuels, sur l'encours. C'est le poste le plus lourd d'un contrat gardé vingt ans. |
| Frais de changement de support | Facturés à chaque modification de votre allocation. Certains contrats les ont supprimés. |
| Frais de transfert sortant | À vérifier avant d'ouvrir : un contrat peu cher à l'entrée peut coûter cher à quitter. |
Ce que vous versez vient en déduction de votre revenu imposable, dans la limite du plafond. C'est une économie d'impôt, pas un remboursement : la baisse est proportionnelle à votre tranche.
Le plafond non utilisé se reporte trois ans. C'est souvent là que se trouve la marge oubliée d'un dossier : des versements possibles sur des plafonds anciens, jamais utilisés.
Attention à un point que je vérifie systématiquement : si votre employeur alimente déjà un PER d'entreprise, l'épargne salariale et l'abondement consomment une partie du plafond. Il faut lire les deux avant de calculer.
Depuis la réforme, les anciens PERP et contrats Madelin peuvent être transférés vers un PER. Le transfert est gratuit après cinq ans, et il ne consomme pas votre plafond déductible.
La question n'est pas « est-ce moderne », elle est arithmétique : l'écart de frais multiplié par les années restantes. À cinq ans du départ, un vieux contrat chargé ne se transfère pas toujours.
Si vous êtes à votre compte ou dirigeant de société, votre plafond ne ressemble pas à celui d'un salarié : il dépend de votre bénéfice et de votre statut. Deux enveloppes peuvent se cumuler — le PER et, selon le statut, un contrat de retraite supplémentaire d'entreprise.
Ce qui se verse au dirigeant décale son plafond, et donc sa marge d'épargne : c'est un calcul à faire sur deux exercices, pas sur une année isolée.
Un point que les dirigeants oublient : la sortie se prépare dès l'ouverture. Fractionnement, rente, date de liquidation — plus tôt c'est posé, moins ça coûte.
Un PER prépare la retraite, il ne protège pas votre revenu d'aujourd'hui. Si vous tombez malade trois mois, votre PER ne versera rien.
D'où la prévoyance : arrêt de travail, invalidité, décès. Un crédit en cours et un revenu qui s'arrête, ça se règle en semaines — un PER n'y répond pas.
Pour un travailleur non salarié, la question est encore plus directe : la couverture obligatoire est souvent plus étroite que celle d'un salarié. C'est un point que je chiffre avec vous, sans le noyer dans un comparatif de contrats.
Si vous préférez être rappelé, laissez vos coordonnées : je vous propose un créneau dans les 24 heures ouvrées.
Les dossiers de Carlepont ne ressemblent pas à ceux d'une métropole : moins de revenus salariés élevés, plus de transmissions d'entreprise familiale, moins de produits distribués sur place.
Votre mairie : Mairie - Carlepont · 58 place des Droits de l'Homme, 60170 Carlepont03 44 75 26 43Sam 10:00-12:00 · Mar 17:30-18:30 · Jeu 17:30-18:30
Oui. Il n'y a pas d'âge minimum, et l'ouverture reste possible près de la retraite. Ce qui change, c'est le délai de placement qui reste avant la liquidation : à deux ans du départ, un PER perd l'essentiel de son intérêt par rapport à une épargne disponible.
Non, mais un contrat ouvert sans versement ne produit aucune déduction fiscale. La déduction naît du versement, pas de l'ouverture. Si l'objectif est de prendre date, sachez qu'il n'existe pas d'antériorité fiscale à conserver sur un PER.
Cela dépend du contrat, pas de la loi : certains acceptent quelques centaines d'euros, d'autres exigent davantage. C'est une des premières lignes que je vérifie quand on compare deux offres.
Seulement dans trois cas prévus par la loi : l'achat de votre résidence principale, un accident de la vie, ou la fin de vos droits au chômage. En dehors, le capital est bloqué jusqu'à la liquidation de votre retraite.
Le capital est transmis aux bénéficiaires que vous avez désignés, selon la clause bénéficiaire du contrat. Cette clause se rédige à l'ouverture et se relit après chaque changement de situation familiale : c'est la partie du dossier que je fais relire le plus souvent.
La déduction n'a pas d'effet si votre revenu n'est pas imposable. Le PER peut rester utile pour préparer la retraite, mais l'argument fiscal tombe : dans ce cas, il faut comparer avec une épargne non bloquée avant de décider.
Oui, avec un plafond calculé sur le bénéfice et le statut, différent de celui d'un salarié. Selon la structure, une deuxième enveloppe peut se cumuler : c'est un calcul à faire sur deux exercices.
Je m'appelle Corinne Morel et j'accompagne des particuliers, des dirigeants et des travailleurs non salariés sur leur épargne retraite. J'ai vu passer assez de dossiers pour savoir qu'un PER mal ouvert coûte plus cher qu'un PER ouvert un an plus tard : frais d'entrée trop lourds, plafond mal calculé, clause bénéficiaire jamais relue.
Ce que je fais ici est simple : je regarde votre avis d'imposition, vos contrats existants et votre horizon de départ, puis je vous dis ce qui tient et ce qui ne tient pas. Le premier échange est gratuit ; la suite dépend de ce que vous décidez.
Sources : service-public.fr · impots.gouv.fr · legifrance.gouv.fr · info-retraite.fr