Corinne Morel, conseillère en gestion de patrimoine
06 12 03 44 52 Demander mon étudeUn PER s'ouvre en quelques minutes. Ce qui prend du temps, c'est de choisir l'enveloppe qui ne vous coûtera pas trop cher pendant vingt ans. Je fais ce tri avec vous, à partir de votre avis d'imposition.
Votre situation, chiffrée
Le résultat du point : plafond disponible, frais à surveiller, questions à poser avant de signer.
Ce n'est pas une épargne disponible. Le versement est bloqué jusqu'à la liquidation de votre retraite, avec trois exceptions légales : résidence principale, accident de la vie, fin de droits au chômage.
Je le dis avant les avantages fiscaux, parce que c'est l'erreur que je vois le plus souvent : ouvrir un PER avec de l'argent dont on peut avoir besoin dans deux ans.
Une sortie hors cas légal n'est pas neutre : le capital est imposé comme un revenu, et les prélèvements sociaux s'appliquent à la part issue des versements. Autant le savoir avant.
Ouvrir un PER prend une quinzaine de minutes. Ce qui change tout, c'est de faire les trois étapes dans le bon ordre.
À l'ouverture, deux postes comptent : les frais sur versement et les frais de gestion annuels. Le premier se voit, le second se paie trente ans.
| Poste | Ce que ça change |
|---|---|
| Frais sur versement | Prélevés une fois, à chaque dépôt. 0 à 3 % change la somme qui travaille dès le premier jour. |
| Frais de gestion | Prélevés chaque année sur l'encours. Sur vingt ans, c'est le poste le plus lourd. |
| Frais de changement de support | Facturés à chaque modification de votre allocation. Certains contrats les ont supprimés. |
| Frais de transfert sortant | À vérifier avant d'ouvrir : un contrat peu cher à l'entrée peut coûter cher à quitter. |
Le versement est déduit de votre revenu imposable dans la limite du plafond disponible. La déduction réduit l'impôt, elle ne le supprime pas : à 30 % de tranche marginale, 1 000 € versés font 300 € d'impôt en moins, pas 1 000 €.
Les plafonds non consommés se reportent trois ans. Chez beaucoup de personnes que je reçois, il reste des plafonds ouverts des années précédentes — et personne ne les a jamais utilisés.
Un point que je contrôle toujours : l'épargne salariale versée par votre employeur, et son abondement, consomment une part du plafond. On ne calcule pas la marge sans ça.
Les anciens PERP et contrats Madelin se transfèrent vers un PER. Au-delà de cinq ans, le transfert est gratuit, et il n'entame pas votre plafond.
La question n'est pas « est-ce moderne », elle est arithmétique : l'écart de frais multiplié par les années restantes. À cinq ans du départ, un vieux contrat chargé ne se transfère pas toujours.
Si vous êtes à votre compte ou dirigeant de société, votre plafond ne ressemble pas à celui d'un salarié : il dépend de votre bénéfice et de votre statut. Deux enveloppes peuvent se cumuler — le PER et, selon le statut, un contrat de retraite supplémentaire d'entreprise.
Ce que se verse le dirigeant déplace son plafond d'épargne. J'aime le regarder sur deux exercices : une seule année donne une photo fausse.
J'ajoute un point que les dirigeants oublient souvent : la sortie du PER ne se prépare pas à la fin, elle se prépare à l'ouverture. Le fractionnement du capital, la rente et la date de liquidation se décident mieux quand on connaît déjà la cible.
Un PER prépare la retraite, il ne protège pas votre revenu d'aujourd'hui. Si vous tombez malade trois mois, votre PER ne versera rien.
C'est pour ça que je regarde aussi la prévoyance : arrêt de travail, invalidité, décès. Une famille qui perd un revenu du jour au lendemain, avec un crédit en cours, c'est un dossier qui se joue en semaines, pas en années.
Pour un travailleur non salarié, la couverture obligatoire est plus étroite que celle d'un salarié. Ça se chiffre, ça ne s'improvise pas.
Si vous préférez être rappelé, laissez vos coordonnées : je vous propose un créneau dans les 24 heures ouvrées.
Les dossiers de Lugrin ne ressemblent pas à ceux d'une métropole : moins de revenus salariés élevés, plus de transmissions d'entreprise familiale, moins de produits distribués sur place.
Votre mairie : Mairie - Lugrin · 3 place de la Mairie, 74500 Lugrin04 50 76 00 38Lun-Mar 08:00-12:00, 13:30-17:00 · Mer-Jeu 08:00-12:00 · Ven 08:00-12:00, 13:30-17:00
Oui. Il n'y a pas d'âge minimum, et l'ouverture reste possible près de la retraite. Ce qui change, c'est le délai de placement qui reste avant la liquidation : à deux ans du départ, un PER perd l'essentiel de son intérêt par rapport à une épargne disponible.
Non, mais un contrat ouvert sans versement ne produit aucune déduction fiscale. La déduction naît du versement, pas de l'ouverture. Si l'objectif est de prendre date, sachez qu'il n'existe pas d'antériorité fiscale à conserver sur un PER.
Cela dépend du contrat, pas de la loi : certains acceptent quelques centaines d'euros, d'autres exigent davantage. C'est une des premières lignes que je vérifie quand on compare deux offres.
Seulement dans trois cas prévus par la loi : l'achat de votre résidence principale, un accident de la vie, ou la fin de vos droits au chômage. En dehors, le capital est bloqué jusqu'à la liquidation de votre retraite.
Le capital est transmis aux bénéficiaires que vous avez désignés, selon la clause bénéficiaire du contrat. Cette clause se rédige à l'ouverture et se relit après chaque changement de situation familiale : c'est la partie du dossier que je fais relire le plus souvent.
La déduction n'a pas d'effet si votre revenu n'est pas imposable. Le PER peut rester utile pour préparer la retraite, mais l'argument fiscal tombe : dans ce cas, il faut comparer avec une épargne non bloquée avant de décider.
Oui, avec un plafond calculé sur le bénéfice et le statut, différent de celui d'un salarié. Selon la structure, une deuxième enveloppe peut se cumuler : c'est un calcul à faire sur deux exercices.
Je m'appelle Corinne Morel et j'accompagne des particuliers, des dirigeants et des travailleurs non salariés sur leur épargne retraite. J'ai vu passer assez de dossiers pour savoir qu'un PER mal ouvert coûte plus cher qu'un PER ouvert un an plus tard : frais d'entrée trop lourds, plafond mal calculé, clause bénéficiaire jamais relue.
Ce que je fais ici est simple : je regarde votre avis d'imposition, vos contrats existants et votre horizon de départ, puis je vous dis ce qui tient et ce qui ne tient pas. Le premier échange est gratuit ; la suite dépend de ce que vous décidez.
Sources : service-public.fr · impots.gouv.fr · legifrance.gouv.fr · info-retraite.fr