Corinne Morel, conseillère en gestion de patrimoine
06 12 03 44 52 Demander mon étudeUn PER s'ouvre en quelques minutes. Ce qui prend du temps, c'est de choisir l'enveloppe qui ne vous coûtera pas trop cher pendant vingt ans. Je fais ce tri avec vous, à partir de votre avis d'imposition.
Un point clair, par écrit
Vous recevez un document de synthèse, pas un catalogue de contrats.
Un PER n'est pas un livret. L'argent que vous versez est bloqué jusqu'à la retraite, sauf trois cas prévus par la loi : l'achat de votre résidence principale, un accident de la vie et la fin de vos droits au chômage.
C'est ce que je vérifie en premier avec vous, avant même de parler de déduction fiscale : est-ce que cet argent peut rester dormir jusqu'à vos 64 ans ?
Sorti hors de ces trois cas, le capital est imposé comme un revenu, et la part qui vient des versements est aussi soumise aux prélèvements sociaux. Ce n'est pas une perte, c'est un coût qu'il faut connaître.
Dans la pratique, une ouverture se joue en trois temps. Aucun ne demande de compétence particulière — c'est l'ordre qui compte.
À l'ouverture, deux postes comptent : les frais sur versement et les frais de gestion annuels. Le premier se voit, le second se paie trente ans.
| Poste | Ce qu'il faut regarder |
|---|---|
| Frais d'entrée | Prélevés une fois, à chaque dépôt. 0 à 3 % change la somme qui travaille dès le premier jour. |
| Frais de gestion | Prélevés chaque année sur l'encours. Sur vingt ans, c'est le poste le plus lourd. |
| Frais d'arbitrage | Facturés à chaque modification de votre allocation. Certains contrats les ont supprimés. |
| Frais en cas de départ | À vérifier avant d'ouvrir : un contrat peu cher à l'entrée peut coûter cher à quitter. |
Le versement est déduit de votre revenu imposable dans la limite du plafond disponible. La déduction réduit l'impôt, elle ne le supprime pas : à 30 % de tranche marginale, 1 000 € versés font 300 € d'impôt en moins, pas 1 000 €.
Le plafond non utilisé se reporte trois ans. C'est souvent là que se trouve la marge oubliée d'un dossier : des versements possibles sur des plafonds anciens, jamais utilisés.
Un point que je contrôle toujours : l'épargne salariale versée par votre employeur, et son abondement, consomment une part du plafond. On ne calcule pas la marge sans ça.
Les anciens PERP et contrats Madelin se transfèrent vers un PER. Au-delà de cinq ans, le transfert est gratuit, et il n'entame pas votre plafond.
Est-ce que ça vaut le coup ? Cela dépend d'une seule chose : l'écart de frais entre l'ancien contrat et le nouveau, comparé au délai qui vous reste avant la retraite. Un contrat chargé à cinq ans du départ, on le laisse tranquille.
Si vous êtes à votre compte ou dirigeant de société, votre plafond ne ressemble pas à celui d'un salarié : il dépend de votre bénéfice et de votre statut. Deux enveloppes peuvent se cumuler — le PER et, selon le statut, un contrat de retraite supplémentaire d'entreprise.
Ce qui se verse au dirigeant décale son plafond, et donc sa marge d'épargne : c'est un calcul à faire sur deux exercices, pas sur une année isolée.
J'ajoute un point que les dirigeants oublient souvent : la sortie du PER ne se prépare pas à la fin, elle se prépare à l'ouverture. Le fractionnement du capital, la rente et la date de liquidation se décident mieux quand on connaît déjà la cible.
Un PER prépare la retraite, il ne protège pas votre revenu d'aujourd'hui. Si vous tombez malade trois mois, votre PER ne versera rien.
D'où la prévoyance : arrêt de travail, invalidité, décès. Un crédit en cours et un revenu qui s'arrête, ça se règle en semaines — un PER n'y répond pas.
Pour un travailleur non salarié, la couverture obligatoire est plus étroite que celle d'un salarié. Ça se chiffre, ça ne s'improvise pas.
Si vous préférez être rappelé, laissez vos coordonnées : je vous propose un créneau dans les 24 heures ouvrées.
Je reçois des personnes de Plouasne et des communes voisines. Connaître la commune aide à situer l'offre : la taille, le profil des habitants et les services sur place ne sont pas les mêmes partout.
Votre mairie : Mairie - Plouasne · 9 place de l'Église, 22830 Plouasne02 96 86 48 19Mar-Mer 09:00-12:00, 14:00-16:30 · Jeu-Ven 09:00-12:00, 14:00-16:30 · Sam 09:00-12:00
Oui. Il n'y a pas d'âge minimum, et l'ouverture reste possible près de la retraite. Ce qui change, c'est le délai de placement qui reste avant la liquidation : à deux ans du départ, un PER perd l'essentiel de son intérêt par rapport à une épargne disponible.
Non, mais un contrat ouvert sans versement ne produit aucune déduction fiscale. La déduction naît du versement, pas de l'ouverture. Si l'objectif est de prendre date, sachez qu'il n'existe pas d'antériorité fiscale à conserver sur un PER.
Cela dépend du contrat, pas de la loi : certains acceptent quelques centaines d'euros, d'autres exigent davantage. C'est une des premières lignes que je vérifie quand on compare deux offres.
Seulement dans trois cas prévus par la loi : l'achat de votre résidence principale, un accident de la vie, ou la fin de vos droits au chômage. En dehors, le capital est bloqué jusqu'à la liquidation de votre retraite.
Le capital est transmis aux bénéficiaires que vous avez désignés, selon la clause bénéficiaire du contrat. Cette clause se rédige à l'ouverture et se relit après chaque changement de situation familiale : c'est la partie du dossier que je fais relire le plus souvent.
La déduction n'a pas d'effet si votre revenu n'est pas imposable. Le PER peut rester utile pour préparer la retraite, mais l'argument fiscal tombe : dans ce cas, il faut comparer avec une épargne non bloquée avant de décider.
Oui, avec un plafond calculé sur le bénéfice et le statut, différent de celui d'un salarié. Selon la structure, une deuxième enveloppe peut se cumuler : c'est un calcul à faire sur deux exercices.
Je m'appelle Corinne Morel et j'accompagne des particuliers, des dirigeants et des travailleurs non salariés sur leur épargne retraite. J'ai vu passer assez de dossiers pour savoir qu'un PER mal ouvert coûte plus cher qu'un PER ouvert un an plus tard : frais d'entrée trop lourds, plafond mal calculé, clause bénéficiaire jamais relue.
Ce que je fais ici est simple : je regarde votre avis d'imposition, vos contrats existants et votre horizon de départ, puis je vous dis ce qui tient et ce qui ne tient pas. Le premier échange est gratuit ; la suite dépend de ce que vous décidez.
Sources : service-public.fr · impots.gouv.fr · legifrance.gouv.fr · info-retraite.fr